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mardi 24 mars 2009

Le petit retour du Grand Damage

je vous l'avais dit... tout petit petit retour

Prochainement sur Vos écrans: LE GRAND RETOUR DU PETIT DOMMAGE

dimanche 22 juillet 2007

La vérité sur BrainDamage

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, _BrainDamage_ est né au printemps 2003 après l'heureuse union de votre serviteur et d'un jeu guerre en ligne.
Ce personnage vidéo-ludique, étant passé maitre dans l'art d'exploser des cervelles avec une carabine Mauser 98k virtuelle, il me fallût lui trouver un nom juste assez trognon pour harasser mes aimables adversaires. Ce fut fait.

Quelques temps plus tard, _BrainDamage_ grandit et commençait à penser par lui-même, il devint incontrôlable se mit à agresser des innocents dans divers forums et il se prit même pour un éminent penseur de son époque. Aujourd’hui, je ne suis plus qu'un simple exécutant, il est devenu trop fort, je me plie à ses caprices et si l'envie lui prend d'élucubrer une de ces théorie aux petites heures, ma nuit sera blanche, inévitablement. Bien qu’il m’arrive parfois de le rappeler à l’ordre, une certain jeune mais non moins lucide blogueur en témoignera sur demande.

Fatalement, puisqu’il est le fruit de la rencontre d’un être de chair et d’une technologie, son développement fut ensuite aussi naturel que spontané. Il incarne selon moi les valeurs sacrés de l’internaute, celles de l’anonymat, de la liberté de regard et de commentaire, un apprenti démocrate en fin de compte, c’est-à-dire un finissant sauvage. Voilà qui explique le prompt succès de l’émergence d’une blogosphère somme toute consistante au regard du taux d’abonnés à la connex.

Il n’est pas non plus comparable à ce que l’on a coutume d’appeler un double littéraire, BrainDamage est autrement plus libre de toute ces contraintes, il n’en fait qu’à sa tête et gouverne à mes pensée, il utilise mes propres moyens à ses seules fin, et il est ingouvernable car, il est absolument libre. Je n’assume aucun de ses propos sinon ceux de la catégorie «Live», les seuls véridiques (et encore).

En fin de compte, BrainDamage est une invention bien commode pour qui veut donner libre cours à ses délires. Il aura au moins le mérite de créer un immense brouillon nécessaire à l’éclosion, serait-ce, d’une simple idée qui vaille.

Brain est un Moi virtuel, libéré de Surmoi. Car le Surmoi virtuel n’existe pas encore (ça reste à prouver). En ce sens, il donc un quasi-Ça, impulsif à souhait, volontiers belliqueux, sans bornes sexuelles. Je précise il reste hétéro, mais à tendance zoophile (souvenirs de guerre). En effet il lui est arrivé dans les moments critiques de sa vie amoureuse de flirter avec des biches ou des gazelles comme durant la bataille d’El Alamein ou de Gazala durant les années 1940.


BrainDamage un ogre, odieux et macho, libre et vulgaire penseur, instruit mais déchainé, mais ô combien adulé.

À tous ceux qui se sont senti agressés par lui, pardonnez à Brain, mais ne m'en voulez pas!

jeudi 5 juillet 2007

Missing


Elle a troqué récemment sa peluche à l'effigie d'un petit lapin contre des rollers 80's style, une décadente mini rouge flamboyant et un collier de perle en toc. Ses grands yeux lui donnent un air intello et ses aptitudes musicales ont été largement diffusés dans le monde à travers une biographie en plusieurs saisons: Les Simpsons.
Vue pour la dernière fois dans les couloirs de Haut et fort à l'adresse suivante : simplemind.hautetfort.com
Elle a disparue sans laisser de trace le mercredi 4 juillet 2007.
Veuillez enregistrer tout indice susceptible de nous aider à la retrouver.

dimanche 10 juin 2007

Le questionnaire de Procuste





Ne sachant trop comment un introduire un tel sujet qui m’a été suggéré par un blogofrère (oui sur la même base que confrère), j’ai pensé d’abord à taper bêtement « quatre » dans le moteur de recherche d’images Google, et ô combien ne fus-je pas déçu ! Presque autant qu’avec le terme anglais « four », et encore plus qu’avec « cube », sans oublier qu’un cube comprend six faces. Décidément, cela ne le fit pas. C’est alors que je pensais à la forme d’une pyramide dont quatre faces seulement sont visibles, et deux simultanément. Essayant tant bien que mal d’extraire de BrainDamage quelque chose d’intelligent sur un propos qui ne l’est pas, j’ai soudain vu les faces visibles d’une pyramide comme les deux pages d’un livre ouvert ; l’essentiel est ailleurs, au-dedans. Quel plus bel ouvrage alors que la Pyramide du Louvre transparente comme les plus belles pages des éditions françaises, diaphane tel un écrit, laissant paraitre la structure complète de l’architecture, dévoilant un œuvre filigranée, pour représenter cela ? Le Louvre étant un haut lieu de la culture universelle, l’image me parut, somme toute, appropriée.

Dans l’ordre, mes quatre premières lectures furent :

Le vieil homme et la mer, de Hemingway ; L’autre, d'Andrée Chédid ; La neige en deuil, de Henry Troyat ; ça sentait la gauche à plein nez, des livres déprimants bourrés d’affects et d’humanité. Ruy Blas, de Hugo. Selon certains profs, Hugo ne serait pas si bon dramaturge qu’il est un grand romancier et un poète ; cette lecture m’avait pourtant fait aimer lire le théâtre, puis ça parle un ado ces histoires d’amour et de cochonneries. Chouette bouquin, though !

côté BD: je fus nourri au grain communiste (je l’ignorais) de Pif et Hercule. J'ai lu presque tous les Tintin, Lucky Luke, Asterix, et un paquet de Gaston Lagaffe.

Les quatre écrivains que je relirai encore et encore :

Camus, Sartre, Kundera (à égalité avec Paroles de Prévert, pour la légèreté de ton et de forme et la gravité des thèmes), et Alessandro Baricco. Les deux premiers sont d’ores et déjà considérés comme des classiques de la littérature contemporaine, le troisième est probablement en train de le devenir, et le quatrième le sera peut-être.

Baricco est un écrivain tout à fait exceptionnel, à mon sens, résolument moderne sans être rébarbatif comme le seraient les grands écrivain du XXe siècle. Il allie volontiers une trame narrative captivante à des digressions presque surréalistes, tout cela conté avec l’immense talent d’un musicien. Non pas que les sonorités traduites de l’italien ne soient pas trahies, mais il demeure un rythme, puis le latin n’est jamais si loin de la langue de Molière. Comme un bon musicien de son époque Baricco compose ses textes avec une ponctuation altérée, telle une partition ouverte aux libres choix de l’interprète. Un artiste.

Les quatre auteurs que je ne lirais probablement plus jamais :

Agatha Christie, James Hadley Chase, Danielle Steel… Un seul de leurs livres suffit. Une seconde lecture n’apporte rien, me semble-t-il — sans vouloir heurter la sensibilité des amateurs. Barbara Cartland ou n’importe quel roman Arlequin — j’avoue que j’ai quand même essayé.

Les quatre livres que j’emporterais sur une île déserte :

En tête de liste figure évidemment le saint Coran, accompagné si possible d’une explication bilingue et bien fournie.

L’œuvre ouverte
, un essai d’Umberto Eco d’une grande intelligence et qui aurait saisi toute la postmodernité artistique. Je crois que c’est un peu grâce à ce genre d’ouvrage que nous disons aujourd’hui que l’appréciation d’une œuvre est une chose toute subjective. Eco postule dans cet essai qu’une œuvre se lit comme le musicien interprète une partition. Il ajoute qu’il existe plusieurs lectures par lecteurs, autant d’œuvres que de lectures, en comparant les galaxie ou les structures mises au jour par la physique quantique à la perspective de l’esthète voyant chaque fois dans
une toile abstraite un réseau signifiant différent ; en cela, il rejoint le système « codal » (néologisme nécessaire) développé à travers l’œuvre de Barthes.

Novecento : pianiste
de Baricco. Un récit aussi court que dense, à tri-chemin :) entre le théâtre, le récit et la poésie. Comme je serais seul sur cette ile, je n’aurais plus besoin de lire Sartre ou Camus. Et puisque j’aurais le temps de me faire chier pourquoi pas prendre un roman de type un-méchant-paquet-de-briques tel À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, qui si l’on en croit Françoise Giroux n’est pas dénué d’humour. Une œuvre monumentale et ouverte à de multiples relectures (c’est conçu pour).

Enfin, Les figures du discours de Fontanier le plus bel ouvrage didactique qu’il m’ait été donné de lire. Plutôt qu’une grosse et insipide anthologie ou un aride grammaire, ce texte procure une joie de lecture surprenante, tout serti de citations classiques ; il est du reste rédigé dans une langue exemplaire. De quoi m'inciter à jeter une bouteille à la mer.

Les quatre livres que je suis en train de lire :

À l’Ouest rien de nouveau, Erich Maria Kramer (dit Remarque en France) ; L’insoutenable légèreté de l’être, Kundera ; L’art du roman, Kundera ; Qu’est-ce que la littérature ? de Sartre.

Sur les conseils éclairés du jeune mais
non moins lucide nababstoun je me suis procuré l'ouvrage de Kramer. C’est le récit d’un soldat vivant l’enfer des tranchées durant la Grande Guerre (appréciez l’emphase méliorative) ; un récit tout à fait moderne par l’emploi du présent et caractérisé par une grande honnêteté dans le ton : loin de l’héroïsme des récits épiques, il n’y a là ni gloire ni courage, simplement de l’humanité, dans tous ses travers et déboires, confrontée à l’horreur quotidienne.

Je ne présenterais pas les ouvrages du célèbre Kundera, mais je ne saurais que trop recommander la lecture de l'exquise réflexion de Sartre sur la littérature. Comment dire ? Il a cela de commun avec Roland Barthes que ses essais sont peu ou prou annotés. Loin des standards académiques, on sent chez eux une véritable vocation pour l'originalité, un investissement bien plus personnel sans que cela nuise à l’objectivité. À l’évidence, au moment où Sartre écrit ce texte, il adhère encore au Parti Communiste Français. Il s’en ressent, notamment dans l’idée fondatrice de l’essai : le matérialisme historique, à savoir que la littérature n’est que le reflet de la société et de ses mouvances, et non plus le résultat d’un génie individuel, voire plus archaïque, le fruit d’une inspiration divine.

Les quatre premiers livres de ma liste à lire ou à relire :

Il est là sur ma table de chevet, en édition originale Gallimard grand format, 21 cm, 495 putains de pages et demi. Et demi! Je ne dirais pas que je m’y suis attaqué. Car, il faut plus. Il faut carrément l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU. L’ogre se nomme Globalia de Jean-Christophe Rufin. Et je le soupçonne d’être la cause directe de mes insomnies.

Suivant les conseils éclairés du jeune mais lucide nababstoun je devrais pouvoir lui emprunter Voyage au bout de la nuit de Céline, sitôt qu'il aura fini sa 26e relecture. Il ne m’a pas convaincu de le lire pendant les heures et les heures qu’il m’en a parlé, l’expression appropriée me semble plus proche de ce que l’on nomme habituellement un « lavage de cerveau ». Je crois même que je commence à me sentir célinien… moi aussi :p

Une chose qui sera bientôt de la plus pressante actualité : la pensée islamique. J’ai découvert par hasard l’excellent essai de Rachid Benzine intitulé Les nouveaux penseurs de l’Islam, publié conjointement en 2004 par Tarik éditions et Albin Michel, mais offert
au Maroc au prix très démocratique de 70DH. Une somme, de qualité académique, et dans une langue qui ne souffre pas le reproche. Il y passe en revue les courants de pensée de la théologie islamique de tous bords avec un net penchant en faveur des réformateurs.

Tous les ouvrages de Jacques Aumont, à commencer par L’esthétique du film (que j’ai beaucoup fréquenté), L’analyse des films (longuement parcouru) et Les théories des cinéastes dont je dispose, mais que je ne me résous pas à aborder en profondeur. Aumont, professeur à Paris III, a rédigé l’essentiel de la théorie cinématographique, faisant la synthèse et le tri parmi tous les écrits sur le cinéma. Dans la même veine, il existe un ouvrage en réédition tout aussi nécessaire ; avis aux intéressés : un essai de Christian Metz, Le signifiant imaginaire, publié initialement en 1977. J’aimerais dire une chose à ces bouquins non disponibles au Maroc : « Vous perdez rien pour attendre! »

Les premiers mots de mon livre préféré :

« Puis-je, monsieur, vous proposer mes services, sans risquer d’être importun? Je crains que vous ne sachiez vous faire entendre de l’estimable gorille qui préside aux destinées de cet établissement. Il ne parle, en effet, que le hollandais. A moins que vous ne m’autorisiez à plaider votre cause, il ne devinera pas que vous désirez du genièvre. Voilà, j’ose espérer qu’il m’a compris. Ce hochement de tête doit signifier qu’il se rend à mes arguments. »

Albert Camus, La chute, 1956.

Pour autant que je puisse le faire, je relis ce livre annuellement.

Les derniers mots d’un de mes livres préférés :

« […] A six heures, le corps du père Goriot fut descendu dans sa fosse, autour de laquelle étaient les gens de ses filles, qui disparurent avec le clergé aussitôt que fut dite la courte prière due au bonhomme pour l'argent de l'étudiant. Quand les deux fossoyeurs eurent jeté quelques pelletées de terre sur la bière pour la cacher, ils se relevèrent, et l'un d'eux, s'adressant à Rastignac, lui demanda leur pourboire. Eugène fouilla dans sa poche et n'y trouva rien, il fut forcé d'emprunter vingt sous à Christophe. Ce fait, si léger en lui-même, détermina chez Rastignac un accès d'horrible tristesse. Le jour tombait, un humide crépuscule agaçait les nerfs, il regarda la tombe et y ensevelit sa dernière larme de jeune homme, cette larme arrachée par les saintes émotions d'un cœur pur, une de ces larmes qui, de la terre où elles tombent, rejaillissent jusque dans les cieux. Il se croisa les bras, contempla les nuages, et, le voyant ainsi, Christophe le quitta.

Rastignac, resté seul, fit quelques pas vers le haut du cimetière et vit Paris tortueusement couché le long des deux rives de la Seine où commençaient à briller les lumières. Ses yeux s'attachèrent presque avidement entre la colonne de la place Vendôme et le dôme des Invalides, là où vivait ce beau monde dans lequel il avait voulu pénétrer. Il lança sur cette ruche bourdonnante un regard qui semblait par avance en pomper le miel, et dit ces mots grandioses: "A nous deux maintenant!"

Et pour premier acte du défi qu'il portait à la Société, Rastignac alla dîner chez madame de Nucingen.

Saché, septembre 1834. »

Balzac, Le père Goriot, 1835.


Avant de clore ce billet, j'aimerais à présent lancer l'invitation à quelques vaillants blogueurs et blogueuses, j'appelle à la barre:

Miss Coucous Poulette ;
Mister Nababstoun ;
Mister Space Cowboy ;
Mister Kusodomo ;
et pour finir Mister Lato Sensu.

Have fun!

dimanche 21 janvier 2007

vodkas toniques



compter jusqu’à 10…

compter jusqu’à 10…

et ouvrir la porte

compter jusqu’à 10…

compter jusqu’à 10 et écrire

ouvrir l’ordinateur et écrire

compter jusqu’à 10…

compter jusqu’à 10…

et ouvrir la porte et sortir

ouvrir l’autre porte

celle de la salle de bain

ouvrir la bouche

ouvrir la bouche et gerber

gerber toute la merde

dégueuler mon ventre

ensuite rincer la bouche

rincer la bouche et écrire

compter jusqu’à 10…

ou ne pas compter

simplement fermer les yeux

fermer les yeux

fermer les yeux et reposer

reposer en paix

reposer en paix

reposer la tête

reposer la tête sur l’oreiller

et reposer en paix

décomposer ensuite

décomposer ce corps

ce corps lâche et le passé

décomposer le passé

le passé dont je suis partie

une partie de l’oubli

compter jusqu’à 10…

ou ne pas compter

ne plus compter

ne plus compter sur rien

le mot gin me fait gerber

prononcer le mot gin

compter jusqu’à 10

ou ne pas compter

ne plus compter sur rien

que sur l’oreiller

sur lequel repose ma tête

et mon âme en paix

ne pas compter

ne rien faire

ne plus rien faire du tout

ne plus rien faire que ce que corps lâche

que ce que corps lâche décide


décède


décide


décède



Illustration sous forme syntagmatique de type avant/après; d'après l'oeuvre du Caravage (Caravaggio) (ci-dessous).