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jeudi 5 juillet 2007

Missing


Elle a troqué récemment sa peluche à l'effigie d'un petit lapin contre des rollers 80's style, une décadente mini rouge flamboyant et un collier de perle en toc. Ses grands yeux lui donnent un air intello et ses aptitudes musicales ont été largement diffusés dans le monde à travers une biographie en plusieurs saisons: Les Simpsons.
Vue pour la dernière fois dans les couloirs de Haut et fort à l'adresse suivante : simplemind.hautetfort.com
Elle a disparue sans laisser de trace le mercredi 4 juillet 2007.
Veuillez enregistrer tout indice susceptible de nous aider à la retrouver.

jeudi 28 juin 2007

Vos désirs sont des ordres ma princesse


La plus :) des blogueuses.

L'exquise SimpleMind a récemment délocalisé son blog vers haut et fort. Pour des raison sconfidentielles. Je vous invite à soutenir son courage, sa persévérance, son immense générosité, son altruisme inné, son talent.

Puissent ces faibles propos servir l'immense cause du nouveau papier-peint de son blog.

Amen.

lundi 25 juin 2007

Petites considérations linguistiques

Sinon les cafards volants marocains (boudare3), les douches froides (barda), et la bière chaude (9nibila), rien ne me fait plus horreur que la confusion de ces deux termes, a fortiori, celle motivée par l'incontinence égotiste (l’3ya9a) :

Problème et problématique.

C’est à se demander pourquoi les académiciens ont approuvé la candidature de ces deux (2) mots. Alors dans le même élan altruiste, qui a inspiré les autres billets du même genre, voici pour la première fois en ligne dans un blog la définition ad hoc de ces substantifs :

Problème : ennui, difficulté, question.

Problématique : ensemble de problèmes reliés une question donnée.

Prenons la proposition suivante :

Si j’affirme que j’ai été amputé de la tête pendant la guerre. De deux chose l’une, soit, dans un contexte réaliste, je fais face à un problème simple et définitif d’état disjonction avec la vie ; soit, dans un contexte surnaturel, je suis confronté à une problématique de nature pragmatique. À savoir, je ne saurais plus ou donner de la tête, car je n’aurais plus de mémoire, j’aurais perdu la tête, mais où aurais-je eu la tête ? Je l’eusse eu ailleurs.

Cela implique les effets combinés de la mutité, de la cécité, de la surdité, et de l'anosmie. Parmi les choses que je ne pourrais plus faire figurent: une conduite automobile sécuritaire; l’inscription céphalique de buts dans un match de foot; les attentats terroristes aériens contre les gratte-ciels; une belle pensée pour ma belle-mère; la perception disgracieuse des flatulences; le visionnage de vidéos porno sur le web; les clins d’œil charmeurs dans les boîtes huppées; ne sachant plus, du reste, distinguer le jour de la nuit.

L’autre grand problème de l’humanité est relié à l’emploi inadéquat de mots dans un simple but ornemental. Une atrophie des lobes frontaux serait à l’origine de cette pathologie très fréquente en Afrique du Nord-Ouest. Ne dit-on pas «fondre comme un glaçon au soleil» ? Je pense que non, mais anyway!

Ainsi, sans aucune trace de légitimité, d’aucuns (c’est très très très bête mais ça veut dire «certains»), agrémentent systématiquement le pronom indéfini «on» de la particule «l» apostrophe, sans s’être jamais posé de question sur la fonction de cet emploi. Voici la règle: «En général, on remplace le pronom indéfini on par la forme l'on après et, ou, où, que, à qui, à quoi, si, par souci d'euphonie», J. Girodet, Pièges et difficultés de la langue française, p. 543.

De rieeeeeeeeeen... Humanité!


jeudi 7 juin 2007

Typo-tuyaux

Puisque j'ai pas lu une foutue ligne depuis quelques semaines, je n'ai aucune inspiration pour écrire. Il en découle une préoccupation majeure pour l'avenir de mon prochain, et j'ai décidé en toute humilité de rendre un autre grand service à l'humanité francophone et à ma santé mentale. Je ne vous cacherais pas plus longtemps que ma calvitie naissante est due à une action mécanique de ma main, effectuée contre mon grès chaque fois que je tombe (de haut) sur une de ces saloperies typographiques. Non pas que j'ai un tempérament intolérant, mais là ya de quoi:

Ce truquissime machin "!!!" n'existe pas dans les règles de la typographie française. Un point d'exclamation suffit bordel. Alors pourquoi en mettre plein????? et puis merde!!!!

Ce mélange surréaliste "?!" ne signifie foutrement rien. Alors mollo les Dali du clavier! Exclamation ou interrogation, faut trancher.

Un point d'interrogation [?] est toujours suivi d'une espace insécable (raccourci Word: Ctrl+Shift+Espace) de même pour le point-virgule (prononcer "vergule":p), et les guillemets français « ». Contrairement au point d'exclamation [!] qui n'en comporte pas, idem pour la virgule [,].

Lorsque l'interface de traitement de texte le permet on réserve généralement les italiques, à tous les titres, indistinctement : films, livres, journaux, etc. Exception faites des titres appartenant eux-mêmes à un titre générique ; ex. : un chapitre de livre, un article de journal, seront compris entre des guillemets français, sans italiques.

Seul le premier mot d'un titre porte une lettre capitale comme initiale, le reste est en bas de casse. Ex. : La chute de A. Camus. Sauf si le titre contient la conjonction « et » (ou bien « ou ») comme dans Crimes et Châtiments.

La locution latine Et cetera, toujours prononcée "xcetera et xcetera" en France, ne sera jamais suivie de trois points [...], le sens prolongateur de ces derniers y étant déjà suggéré.

Le signe deux points [:] est également suivi d'une espace insécable.


Voilà c'est incomplet mais c'est déjà mieux que rien et puis ça brise la paresse d'écrire en ces temps de changements climatiques intempestifs.


vendredi 13 avril 2007

Fautes de langue trop fréquentes

«Suite à» est incorrect. Cette formulation se construit comme «À la fin de»; l’emploi adéquat est donc: «À la suite de», dans tous les cas. On voit plus aisément la faute de sens dans le cas d’une hypothétique construction telle que : «Fin à». Si le rédacteur recherche la brièveté, libre à lui d’utiliser la préposition: «Après».

«Après que» est toujours suivi de l’indicatif, et non du subjonctif; il faut alors éviter: «Après que je sois parti» et le remplacer par «Après que je suis parti». L’indicatif et le subjonctif ont des valeurs différentes. Le subjonctif introduit le doute, l’hypothétique, différent du sens de la phrase qui affirme une action accomplie: «être parti». La confusion origine probablement de la construction fréquente avec le pronom relatif «que», par exemple dans: «Que je sois parti ou non ne change rien». Cela dit, un débat de grammairiens, plus poussé, légitime l’emploi du subjonctif, mais voilà puisque je n’y ai presque rien compris, tenons-nous en aux règles en usage.

«Ceci dit» est impropre. «Cela dit» est la forme juste. «Ci» et «là» sont des mot dont le sens spatial est nuancé, le premier se rapporte à la proximité immédiate et le second à un éloignement relatif. Leur relation est une contradiction. Une chose ne peut pas être ici et , mais ici ou . En revanche, temporellement, ils sont contraires : «ci» et « là » ont respectivement une valeur cataphorique (postériorité) et une valeur anaphorique (antériorité). On dira donc mieux: «écoutez ceci», «Je vous dirais ceci» suivi de [:]; et «Cela dit», «Cela étant dit», «Cela étant».

«Très» s’écrit avec un accent grave parce qu’il se prononce «très» et non comme «trait».

Mise à part la signature d’une pétition contre le commerce des armes à feu en 2003, voilà le seul service que j’aurai rendu à l’humanité.